a diary about studying abroad at Lyon 2
& learning French

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Monday, 6 February 2012

Alors, suis-je bilingue?

Mais qu’est-ce que c’est finalement, être bilingue? À vrai dire, je ne suis plus sûre. Être capable de suivre un cours à la fac? Si oui, je suis bel et bien bilingue. Mais suis-je capable de parler à un homme dans un café, de trouver toujours le bon mot, de parler spontanément sur tout et n’importe quoi? Pas du tout.

Je regarde le soleil se lève de mon studio à Lyon
Devenir bilingue, c’est mon objectif principal, bien évidemment, c’est la raison pour laquelle je suis à Lyon 2. Mais ces jours-ci, je me demande si c’est vraiment possible pour moi.

Oui, j’apprends énormément de mots depuis mon arrivée en janvier. Film étirable. Assiduité. Diachronie. Synchronie. Coup de glotte. Occlusive. Mais un vocabulaire élargi, signifie-t-il le bilinguisme? Moi, je crois que non.

Et je me demande si je serai toujours une anglophone qui peut bien comprendre le français, mais c’est tout.

Ma résidence André Allix sous la niege
Lyon 2, le campus Berges du Rhône, vers 8 heures
Autre chose: comment juger ses compétences? Je veux dire les compétences globales, bien sûr. C’est petit à petit, comme un arbre qui pousse, pénible, imperceptible. Oui, j’ai réussi le B2, et ça c’est vraiment rassurant chez moi, mais... je ne sais pas.

En tout cas, je suis vachement heureuse d’être en France, d’être simplement capable d’étudier ici. Peut-être devenir bilingue, ce n’est pas si important après tout.

Tuesday, 17 January 2012

Je découvre le campus Berges du Rhône et tant d’australiens

Aujourd’hui, on a passé le test de français pour inscription au cours de SLM au campus Berges du Rhône. Sauf que moi. J’étais dispensée du test, puisque j’ai déjà réussir le DELF B2, alors j’ai découvert le campus tandis que les autres faisait le test.

Devant la bibliothèque de lettres à Lyon 2
L’entree de la cafétéria, c’est la petite porte sous-sol
Il y a plusieurs bibliothèques à Lyon 2. Cet après-midi, je suis allée à celle de lettres (j’oublie le nom, désolée, cher lecteur), où j’ai lu un livre fascinant sur les langues indo-européens. Ensuite, je me suis rendue à la cafétéria, où j’ai rencontré d’autres australiens gentils. Il y en a beaucoup ici, en fait!

Au fait, tout à la cafétéria est vraiment, vraiment moins cher. Un thé parfumé? 80 centimes. D’habitude, un thé à Lyon est 2€, parfois 3€. Ça dépend du café, bien sûr. En tout cas, c’est bon d’être étudiant. À très bientôt!

Les australiens! Les autres viennent de l’UTS
et de l’Université de Melbourne.

Saturday, 31 December 2011

Mes objectifs pour l’année 2012

Au bout du compte, 2011 était pour moi une année glorieuse, pleine de souvenirs inoubliables: mon premier séjour dans l’Hexagone, pendant lequel je suis tombée amoureuse de la France, ma première année à La Trobe University, et finalement mon premier article écrit en français, qui est actuellement l’article le plus lu sur le site!

Maylynn de La Belle Miette, je l’ai interviewée pour
mon article sur le culte du macaron
Minuit à Cusset, après un concert charmant de Nicholas Jules
Cela dit, je suis sûre que l’année 2012 sera même plus magnifique. Je pars pour Lyon dans huit jours et j’espère que ces six mois prochaines seront plein de rencontres sympathiques et de baguettes remplies de chèvre!

Quant à mes objectifs spécifiques pour 2012, je compte:
  • Passer un séjour merveilleux à Lyon
  • Voyager en Europe autant que possible (j’espère surtout voyager un peu en Allemagne)
  • Assister à des évènements politiques en France
  • Réussir mes cours à Lyon 2 (les notes exactes ne sont pas importantes)
  • Réussir le DALF C1
  • Réussir le Goethe-Zertifikat A1 (ou A2 si possible)
Je suis encore une vraie débutante en allemand, mais j’aimerais bien être capable de m’exprimer un jour. Je me demande si je peux suivre un cours en allemand à Lyon 2 en tant qu’auditrice...

Amphithéâtre romain à Lyon
Du chèvre!

Saturday, 24 December 2011

Mon atelier au CAVILAM

Pendant mon séjour estivale au CAVILAM en 2011, j’ai suivi non seulement un cours de français mais aussi un atelier. Le mien s’appelait “Civilisation”.

Dirigé par une femme joyeuse, Josiane, c’était un atelier pour les profs du FLE. La plupart des profs étaient espagnols. Les autres étaient allemands, vietnamiens et brésiliens.

Petit déjeuner au balcon du CAVILAM
Chaque après-midi on a discuté une abondance de thèmes autour de la culture française contemporaine. Tous étaient tellement animé et mon horizon culturel était beaucoup élargi.

Dans cette vidéo, les participants de l’atelier parle de leurs vies. Moi, j’ai dû faire le même exercice. Je m’en souviens bien. J’avais les jambes en coton, puisqu’il fallait parler à l’improviste.


Cela dit, c’était une expérience tellement enrichissante et utile. Après avoir tourné les vidéos, on a parlé de nos petites fautes. Tout le monde ont remarque que j’ai dit “alors” constamment. Moi, je n’avais jamais remarqué cette tendance!

Tuesday, 13 December 2011

Faut-il se débarrasser de son accent?

Faut-il parler sans accent? Ou essayer de parler sans accent?

Sprachbegeistert, un interprète autrichien et un polyglotte qui diffuse des vidéos exceptionnels sur youtube, croit que non.

Des étudiants étrangers au CAVILAM fêtent le 14 juillet en 2011
“D’un point de vue linguistique, je crois que dans la majorité des cas l’accent ne pose pas de problème,” explique-t-il dans cette vidéo. Son propre accent, par exemple, ne l’empêche pas de travailler comme interprète.

Selon lui, le désir de se débarrasser de son accent provient d’un phénomène social à cause de quoi son accent sert comme un prétexte pour discriminer.

Cette discrimination, existe-t-elle en France? On dirait que oui, étant donné à quel point Eva Joly est apparemment critiquée pour son accent norvégien.


Cela dit, quand j’étais en France, personne n’était jamais inhospitalier à moi, bien que je sois évidemment anglophone. Je dirais que c’était grâce au fait que je ne parlais qu’en français.

Apprendre une langue étrangère, comme Sprachbegeistert dit, est un geste qui merite d’être apprécié, pas critiqué, et je crois que c’est le cas en France.

Sunday, 11 December 2011

Mes éditions bilingues

Bien que je puisse lire certains romans en français sans dictionnaire, il y en a beaucoup que je trouve trop difficile.

J’aime énormément les œuvres de Flaubert, par exemple, mais il utilise tant de mots archaïques, comme “chaloupe” et “auroch” et “gouttière”. Cependant, avec une édition bilingue, je peux les lire avec facilité.

La vitrine d’une librairie à Vichy
J’aime follement les éditions bilingues. Moi, j’en ai trois: Contes Français, Contes et Nouvelles Français du XIXe Siècle et New Penguin Parallel Text Short Stories in French.

Ils sont tous exceptionnels. Et toutes les nouvelles sont tellement fascinantes! J’ai découvert mes nouvelles préférées dans ces livres, en fait: “Mateo Falcone” par Prosper Merimée et “La Légende de Saint Julien l’Hospitalier” par Flaubert.


Je lis un extrait de “La Légende de Saint Julien l’Hospitalier” dans cette vidéo. J’espère que vous l’aimez!

Friday, 9 December 2011

J’ai réussi le DELF B2

C’est incroyable. J’étais convaincue d’avoir complètement échoué à la compréhension orale, puisque je n’avais aucune idée de quoi ils parlaient. (Les fermes bios, apparemment!)

À vrai dire, j’ai inventé pas mal de réponses. Presque toutes mes réponses, en fait. Malgré tout ça, j’ai bien réussi l’épreuve!

Moi, j’ai passé l’examen (comme tous les étudiants de français à Melbourne) à l’Alliance Française de Melbourne. Et j’ai dû retourner une semaine après l’épreuve collective pour passer mon épreuve individuelle, c’est-à-dire la production orale.

À l’intérieur de l’Alliance Française de Melbourne
Mon bureau à Vichy avec mon dictionnaire Hachette précieux
Mon sujet pour la production orale? Les changements climatiques. Naturellement. Un sujet dont je ne connais rien. Franchement, je ne pourrais pas parler des changements climatiques en anglais.

Cependant, j’ai réussir à émettre un avis complexe et passionné et le débat était plutôt musclé.

Après l’épreuve, je me suis promenée à la plage, et puis vers le bout de la jetée. Là, je me suis dit que je dois être vraiment fière, quels que soient les résultats, puisque je venais de mener une discussion sur les changements climatiques en français.

Donc, mes conseils: lire et relire toutes les questions. Plusieurs fois si possible. Soyez sûr que vous les comprenez parfaitement. Et puis, même si vous ne savez pas la bonne réponse, vous pouvez en inventer une.

J’aimerais bien réussir le DALF C1 à Lyon. Après cette expérience, je dirais que c’est possible.

Wednesday, 23 November 2011

Ma vie française à Melbourne

L’Australie est malheureusement si loin de la France et de la plupart des pays francophone. Par conséquent, j’ai très peu d’occasions de parler la langue. Cela dit, je suis tellement reconnaissante d’avoir participé à plusieurs événements, où j’ai parlé pas mal de français...

Alliance Française de Melbourne

Bien que je ne connaisse pas d’autres Alliances Françaises, je considère celle de Melbourne comme tout à fait remarquable.

French Connection Day à l’Alliance Française de Melbourne
J’ai assisté à beaucoup d’événements sans pareils:

“Revisiting Simone de Beauvoir” à l’Alliance Française
avec les traductrices Constance Borde and Sheila Malovany-Chevallier
Récemment, j’étais bénévole pour leur soirée beaujolais nouveau. Pour la plupart, j’étais dans la cuisine sous la direction d’un chef marseillais, et j’ai bien compris son accent!

Lyceum Language Centre

Au début de 2011, j’ai suivi trois cours à cette école de langue qui se trouve au cœur de Melbourne.

Il est vrai que l’on ne parle pas beaucoup de français à la fac, mais je pouvais m’exprimer régulièrement en français au Lyceum où les classes sont plûtot petites et intimes.

J’adorais mes profs, qui étaient francophones (deux françaises et une suisse), ainsi que les autres étudiants, qui étaient un mélange charmant (il y avait pas mal d’étrangers, en fait, notamment des allemands).

La Trobe Univeristy French Club

Mon club précieux! En fait, il y a énormément de clubs internationaux à La Trobe, mais le club français est naturellement le mien.

En mars, j’ai lancé notre site web dont je suis tellement fière, où on peut trouver nos podcasts.

Le club français au “Multicultural Week” à La Trobe University
Nos crêpes!
En plus, on a lancé les Weekly Conversation Sessions, où on peut parler avec d’autres étudiants passionnés.

Monday, 21 November 2011

Mes études en français jusqu’ici...

J’adore surtout étudier le français, mais à vrai dire je ne suis pas étudiante de français depuis très longtemps.

J’étudiais le français au lycée, bien sûr, mais jamais sérieusement.

Après lycée, je travaillais pendant longtemps, comme écrivaine, comme productrice, comme serveuse... Bref, le français ne faisait jamais partie de ma vie.

Le paysage bourbonnais
Finalement, vers la fin de 2010, j’ai décidé de reprendre mes études en français à la fac.

Pourquoi le français? En fait, je connaissais bien autrefois le russe ainsi que le suédois. Mais puisqu’il y a très peu de cours en russe et en suédois à Melbourne, j’ai opté pour le français.

J’adore non seulement les langues étrangères mais aussi la linguistique, et j’espère faire carrière dans ce domaine.

Je suis étudiante à La Trobe depuis 2011, où le département de français est exceptionnel, bien dirigé par des profs passionnés, bien qu’il soit assez nouveau.

En face de la Place de la Victoire, tout près de ma résidence à Vichy
Dans le parc au cœur de Vichy, à côté du Palais des Congres
En juillet, j’ai passé trois semaines inoubliables au CAVILAM, une école de langue à Vichy.

J’ai appris énormément de choses pendant ces semaines: le passé simple, le subjonctif imparfait, le subjonctif plus-que-parfait... Bien que je les utilisent rarement, c’était une expérience si enrichissante dont je serai toujours fière.

Mon échange à Lyon 2 sera mon premier long séjour en France.